École : pas d’accueil en cas de grève

Dernière modification le 22 février 2021

« Lors du dernier Conseil d’école les parents d’élèves ont demandé que soit mis en place l’accueil des enfants en période de grève.
Le Conseil municipal réuni le lundi 15 février 2021 conserve la prise de position de l’équipe municipale précédente (cf. article ci-dessous) : pas de mise en place de service minimum d’accueil en cas de grève .
Cependant, dans le cadre de l‘action sociale, les familles qui seraient dans l’impossibilité de faire garder leurs enfants peuvent contacter notre mairie et nous les aiderons à trouver une solution.
Nous tenons également à souligner qu’en cas de grève qui s’inscrirait dans la durée nous reconsidérerons notre position afin d’assurer un service minimal d’accueil. »
Pour le Conseil municipal, Wilfried Tissot, Maire, le 22 février 2021.

 

 

Lors de sa réunion du 17 octobre 2008, le conseil municipal a validé le courrier du maire à l’inspection d’académie, indiquant que la commune était dans l’impossibilité de mettre en place le service minimum d’accueil, dispositif de garde des élèves en cas de grève des enseignants.

En voici les raisons :

Sur la forme, il est pratiquement impossible d’avoir en réserve des employés communaux qualifiés ou non, et qualifiés de préférence, pour assumer une tâche quelques jours par an. En supposant qu’un volant départemental de ces personnels existe, il serait impossible de le dimensionner aux besoins, par définition inconnus à l’avance, et nécessaires au même instant.
Les communes ne pouvant faire appel à l’intérim, aux sociétés de gardiennage ( !) et autres succédanés, et le recours hors personnel (enseignants retraités, parents d’élèves ou autres) posant malgré tout un problème de responsabilité, la mesure est donc impossible à mettre en œuvre ;

Quant au fond, c’est vouloir faire porter le chapeau aux communes des conflits entre l’Etat et ses fonctionnaires, et d’une façon plus perverse, de rendre ces conflits « invisibles » aux parents et citoyens, donc d’annuler l’effet de ces grèves, dont il ne nous appartient pas de dire si elles sont justifiées ou non, mais pour lesquelles les communes seraient à leur tour prises en otage.